vendredi 3 septembre 2010

Ce que le web Analytics peut vous apprendre sur votre marketing.

Pour moi la qualité première d’un bon marketeur est la capacité d’analyse. Un bon marketeur est un bon analyste Avoir cette faculté est un don pour un professionnel, en manquer : une catastrophe. On ne peut pas améliorer ses résultats sans analyse. Vous devez savoir le « pourquoi »des résultats avant de déterminer le « comment » y remédier. Personnellement je suis un maniaque de la mesure je passe un temps fou à rechercher des outils d’analyse pour chaque service que j’utilise sur le plan professionnel.  Par exemple je traque les clics de mes articles avec bitly, les retweets de mes partages sur Twitter avec TweetDeck, la fréquentation des pages Facebook que j’ai crée mais surtout le trafic de mon navire amiral : mon blog. J’utilise même deux outils pour cela : Google Analytics et l’outil statistique de Blogger Buzz pour traquer les visites en temps réel.
Ceci étant dit je vais vous montrer pourquoi vous êtes damné si vous ne traquez pas le trafic de votre site web. Pour cela, je vais utiliser l’analogie d’un vrai business pour vous montrer cette importance. Comme j’adore les librairies (comme les cafés et les boîtes branchées d’ailleurs) je vais l’utiliser comme exemple.


Quelle est ma publicité qui marche mieux ?

Supposons que pour attirer des clients dans votre librairie vous utilisez plusieurs types de publicité. Par exemple : vous êtes dans les pages jaunes, vous faites des insertions presse, sponsorisez une émission littéraire à la radio…
Vous avez besoin de savoir laquelle de vos efforts de communication est plus efficace pour mieux optimiser votre budget publicitaire. On consacre plus d’argent à la publicité qui apporte plus de clients. 

Dans un contexte de site web ça donne ceci : les sites référents.  Pour moi c’est plus souvent Google parce que mon blog est bien référencé. Ensuite Twitter m’apporte beaucoup de trafic voila pourquoi je promeus activement mes articles sur Twitter.


Est-ce que ma publicité s’adresse bien à ma cible ?

Si votre librairie cible les amateurs de littérature classique vous avez intérêt que ce soit eux qui arrivent dans votre librairie. Si ceux qui viennent recherchent les magazines people seulement, vous êtes dans le pétrin car vous aurez jeté votre argent par la fenêtre.  Le seul moyen est de demander ce qu’ils veulent en vrai.
Dans le contexte d’un site web vous pouvez regarder la provenance géographique des lecteurs de votre site. Pour moi le pays qui m’apporte le plus de visites c’est la France, suivie des Etats Unis ensuite le Sénégal. Etonnant pour un blog basé au Sénégal, seulement c’était ma volonté de départ d’avoir un blog international qui ciblerait les marchés plus matures des pays développés. Stratégie payante puisque j’ai décroché des prestations avec des PME Européennes.



Quel est mon produit qui intéresse plus mes clients ?

Si dans votre librairie vous constatez que le type de livres qui attirent plus les clients sont les romans noirs américains (je les adore). Vous avez intérêt à demander à votre fournisseur  de toujours vous approvisionner  en temps et en nombres suffisants pour éviter que vos clients n’aillent les chercher chez le concurrent.
Pour un site web, il suffit de voir les articles les plus populaires. Ceux qui vous apportent beaucoup de trafic. Ici je conseille de voir l’historique des meilleurs articles et de voir ce qu’ils ont en commun (il y’en a forcément). Si vous découvrez ce point commun vous tenez votre produit miracle. Pour moi ce sont les articles éducatifs comme celui ci.


Combien de temps les clients restent dans mon magasin ?

Plus un client passe du temps dans votre boutique, plus vous aurez des chances qu’il dépense plus d’argent. Les grandes surfaces l’ont compris depuis longtemps et installent une batterie de services (cafés, restaurants…) dans le but de retenir le client le plus longtemps possible dans le magasin. Même chose pour votre librairie, si les clients rentrent et sortent rapidement c’est qu’il y’a quelque chose qui fonctionne pas bien.
Pour un site ce sont deux indicateurs qu’il faut surveiller. Le temps passé sur le site et le taux de rebond. Inutile d’expliquer le premier. Le taux de rebond par contre est le nombre de personne qui visite une seule page de votre site web avant de partir et cela exprimé en pourcentage. Un taux de rebond très élevé est inquiétant, cela signifie que votre contenu n’est pas accrocheur.


Est que mes clients se sentent à l’aise dans mon magasin ?

 Savoir si l’aménagement de l’espace de votre magasin convient à votre clientèle est un bon moyen de renforcer leur satisfaction et booster les ventes. Tout gestionnaire de magasin connait la corrélation qu’il y’a entre un bon merchandising et l’augmentation des ventes.
Pour un site web aussi vous devez tester son affichage dans les navigateurs les plus utilisés par vos visiteurs. Pour moi par exemple c’est Firefox, suivi d’Internet Explorer et Chrome. Je sais aussi que la plupart de mes visiteurs utilisent un système Windows  (78%) suivi de Mac (10%). La connaissance de ces informations me permet de tester l’apparence de mon site dans ces services et d’améliorer l’expérience utilisateur.



Toutes ces indications ne sont que la partie visible de l'iceberg du Web Analytics. Il procure des tonnes de possibilités pour affiner son marketing et même calculer précisément le Retour sur Investissement de chaque source de trafic. Google Analytics par exemple vous permet de configurer votre propre tunnel de conversion et traquer les résultats. Je tiens à noter quand même que les captures vues dans cet article proviennent de Google Analytics et Blogger Buzz Stats.



mercredi 1 septembre 2010

Comment faire de la relation publique 2.0 ?



La relation publique (R.P) est une branche importante du marketing. Elle constitue pour l’entreprise un moyen efficace  pour engager et informer  ses publics cibles. Les professionnels en relations publiques sont toutefois confrontés à un changement profond de la nature de leurs activités ces dernières années. La raison principale à cela est l’émergence des médias sociaux.


Traditionnellement on faisait du RP avec son agence qui était chargée de concevoir un communiqué de presse ou un pitch qui était envoyé à toutes les rédactions. Le talent d’une agence se mesurait par sa capacité à entretenir des relations fortes avec les mass médias. Une bonne agence devait faire parler de l’entreprise en dehors de la communication publicitaire. D’ailleurs les anglo-saxons font bien la différence entre ce qu’ils appellent les médias payants (Paid Media) et la couverture gratuite de l’actualité d’une entreprise (Earned Media). Ce qui se comprend aisément dans ces pays ou l’actualité est plus dominé par les nouvelles économiques que l’information politique.




Aujourd’hui les agences marketing sont perplexes face à la situation actuelle des médias. L’audience n’est plus la propriété exclusive des médias traditionnels qui dictaient leurs lois. Bien au contraire cette audience s’est fragmentée autour de 4  pôles :



1-    1-  Les médias traditionnels.

Ce sont la télévision, la radio et la presse écrite principalement. Ces outils sont utilisés depuis des décennies pour convoyer le message de l’entreprise. Le problème c’est que les personnes consomment de moins en moins ces médias. La presse papier et la radio ont connu un effritement extraordinaire de leurs audiences ces dernières années. Quant à la télévision, l’hyper fragmentation de ce média n’a pas joué en sa faveur avec le développement des télévisions thématiques. Ces tendances sont communes à tous les continents.

2-   2-   Les nouveaux médias.

On pourrait les classer dans les médias sociaux mais je préfère les distinguer. La plupart des nouveaux médias sont des blogs à succès et des sites web qui sont devenus des sources incontournables d’informations. Ces nouveaux médias rivalisent et battent très souvent les médias traditionnels dans la course à l’audience sur Internet. Les exemples les plus connus sont : le Huffington Post ou Techcrunch aux Etats Unis qui au départ étaient des blogs personnels mais qui sont devenus de véritables entreprises employant plusieurs rédacteurs.

3-    3-  Les médias sociaux.

Ce sont les nouvelles stars d’Internet. Ces dernières années, les médias sociaux ont connu un boom extraordinaire devenant les sites dans lesquels nous passons plus de temps. Ce qui n’est pas sans conséquence dans la consommation de l’information. Beaucoup de personnes s’informent maintenant directement à partir des médias sociaux qui constituent actuellement des hubs vers les sites qui créent le vrai contenu. Un média qui est présent dans les médias sociaux récolte plus de trafic qu’un autre qui y est absent. Voila ce qui explique les profils sur Twitter et les pages Facebook des entreprises de presse en ligne.

4-     4- Les médias numériques.

Enfin les médias numériques sont constitués de la téléphonie mobile et de l’ensemble des applications utilisables directement par ces appareils mobiles. Encore fragile, ce nouveau marché va prendre un essor considérables dans les années à venir. Dés à présent, les acteurs traditionnels cherchent à ne pas reproduire l’erreur faite dans les médias sociaux à savoir : le retard à l’adoption. Voila ce qui explique les applications mobiles d’informations comme celle de France 24, Al Jazeera et CNN.

Voila le décor des médias aujourd’hui. Suffisamment chamboulé pour donner des soucis à tout professionnel des relations publiques. D’autant plus que la plupart de ces spécialistes sont de la vieille école et ignorent encore toutes les subtilités des nouveaux médias. 

Repenser les stratégies en RP.



Face à ces bouleversements les relations publiques doivent évoluer. Je vois clairement 3 nouvelles orientations pour moderniser les relations publiques.

-          1- L' Entreprise doit devenir Média.

J’aime bien lire Brian Solis un des meilleurs spécialistes en Relations publiques dans le monde. Il a énoncé la formule devenue célèbre « Every company is a media company ». Chaque entreprise doit devenir un média. Cette simple formule résume aujourd’hui ce qu’une entreprise doit penser à faire en premier pour s’adapter à ce monde dominé par l’information.

Cela est difficile à faire comprendre à un chef d’entreprise pour qui le rôle d’un business consiste juste à produire des biens ou des services mais pas de l’information. Pourtant le premier soldat en RP doit devenir l’entreprise. Aux Etats Unis il y’a une nouvelle formule pour dénommer cette prise de parole de l’entreprise : « Owned Media ». Difficilement traductible en Français on pourrait juste l’appeler «Média acquis». Puisqu’il n’est plus difficile de toucher l’audience pourquoi l’entreprise ne fait pas comme tout le monde en embouchant sa trompette. Un compte Twitter d’une entreprise avec 2 millions de followers n’a rien à envier à l’audience d’un article dans un journal mainstream.  En prenant la parole on raconte sa propre histoire et on accède à l’audience des médias sociaux.
-        
  Et   Étendre ses relations aux nouveaux médias.

Ce que Techcrunch peut faire pour une entreprise de technologie, le New York Times ne peut pas le faire. Ces nouveaux médias sont devenus incontournables, ils ont crée un journalisme moins conventionnel et ont séduit des millions de lecteurs. Ce qui suffit pour que les entreprises s’intéressent à eux. Mais attention, on ne les approche pas de la même manière que les médias traditionnels. Leurs rédacteurs sont souvent des passionnés qui veulent raconter leurs versions du sujet. Inutile donc de faire des dossiers de presse volumineux. Ils apprécient les invitations aux premières aiment voir que vous commentez leurs blogs. Il faut apprendre à les connaître pour entretenir une bonne relation avec eux.

-          Embaucher de nouveaux profils.

Les mesures citées ci-dessus n’auront aucune chance de bien fonctionner si vous travaillez à l’ancienne. De nouveaux besoins appellent de nouvelles compétences, de nouvelles aptitudes. Et ces aptitudes sont naturelles chez les natifs numériques qui comprennent mieux comment fonctionne le monde du web. Ils sont plus à l’aise avec ces outils et apprennent vite. Ce qui sera très important quand vous déciderez de les former. Ils devront être capables de gérer la présence en ligne en s’occupant de la communauté fédérée dans le cadre des médias acquis (administration page Facebook par exemple). Mais surtout devront veiller activement pour savoir tout ce qui se dit sur vos produits et votre secteur d’activité mais aussi sur les nouveaux médias qui s’imposent et qui pourraient vous être utiles.  

Pour une réflexion plus approfondie sur le sujet je vous présente ces excellentes présentations sur les relations publiques modernes.




Building Community with PR
View more presentations from Mike Lewis.

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mardi 31 août 2010

15 Superbes infographies sur les médias sociaux.

Quelques images suffisent quelque fois pour mieux illustrer ce qui pourrait être dit avec des milliers de mots. Voici une liste d'infographies utiles et pertinentes sur les médias sociaux.

1-Comment les personnes partagent le contenu sur Internet.


2-Le bouche à oreille illustré.


3-Si Facebook était un pays.




4-La distribution par âge des réseaux sociaux.




5-La carte mondiale des réseaux sociaux.


6-Le prisme conversationnel.




7-L'univers Géosocial.




8-Profils d'utilisateurs de Twitter.




9-L'État du social Web.




10-Médias sociaux et marketing.




11- Le Social Media Effect.




12- Le social marketing Compass.




13- Faire du marketing avec Twitter.






14- Hiérarchie des distractions numériques.


15- Faits et chiffres sur Facebook.


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vendredi 27 août 2010

Comment l’intention influence le comportement dans les moteurs de recherche ?

J’adore les études qui apportent des certitudes à nos suppositions, vous savez ces études qui nous confortent définitivement en nous apportant les preuves tangibles d’une hypothèse. Elles tuent définitivement les doutes et établissent un fait non prouvé en vérité scientifique absolue. Cela rassure et rend le monde moins complexe. Bon bref je dis tout cela parce que je suis enthousiasmé par les résultats d’une étude Espagnole explorant le comportement des internautes devant les résultats de recherche ou encore SERPS (Search Engine Results Pages).

Anatomie d’un résultat de recherche.

Il faut d’abord comprendre de quoi est constitué un résultat de recherche avant de continuer. Quasiment tous les moteurs affichent les éléments suivants dans leurs résultats : le titre de la page, la description et le lien. 

L’étude espagnole avait donc pour but de déterminer lequel de ces éléments attirait plus l’attention du chercheur. Pour cela, ils ont utilisé la technologie d’eye-tracking qui suit les mouvements des yeux pour déterminer quelles parties de l’écran attiraient plus l’attention du chercheur. Mais plus encore, les chercheurs ont cherché à savoir s’il existait une corrélation entre l’intention de l’internaute et le comportement de ce dernier.

Les 4 types de recherche
.
La recherche d’informations : c’est quand le chercheur est à la quête d’une information bien précise.  Exemples : la biographie d’un chanteur ou encore la capitale d’un pays…
La recherche par navigation : c’est lorsque l’internaute tape une requête pour  trouver un site ou un service particulier sans connaître a priori un nom ou site qui propose cela. La recherche est plus large dans ce cas.
Exemple : école de commerce à Paris.
La recherche transactionnelle : l’internaute fait une recherche pour déclencher une action souvent transactionnelle.
Exemple : Billet Dakar- Paris- Dakar.
La recherche multimédia : L’internaute recherche du multimédia : photo ou vidéo.
Exemple : Photo Statue de la liberté.

Les résultats trouvés.



Pour les 3 premiers types de recherche, les résultats prouvent que le facteur le plus important aux yeux des chercheurs reste la description. L’internaute regarde plus la description (fixation) et passe plus de temps dans cette partie du lien. Ensuite le titre de la page vient comme le deuxième élément qui attire plus l’attention de l’internaute.
Une information importante est toutefois révélée par cette étude concernant la recherche transactionnelle. Les chercheurs ont trouvé que les liens sponsorisés obtenaient plus l’attention des internautes comparés aux autres types de recherche. Toutefois les résultats naturels attirent plus l’attention dans tous les cas.


Enfin quand il s’agit de rechercher du multimédia presque toute l’attention est captée par les images.


Conclusions finales.

Cette étude ne fait que prouver ce que les spécialistes en référencement ont compris depuis longtemps. La description et le titre de la page sont des éléments puissants qui peuvent pousser l’internaute à cliquer sur le lien. Il faut donc prendre soin de les optimiser en remplissant ces balises dans le code source de votre site web. De plus, il faudrait bien remplir les balises Alt des images de votre site web pour être bien positionné dans les recherches d’images.



jeudi 26 août 2010

Les 5 raisons qui poussent les consommateurs à devenir Fans de votre marque sur Facebook.

J'ai publié la semaine dernière l'étude sur les principales raisons qui poussaient le consommateur à suivre votre marque sur Twitter. Cette fois-ci ce sont les résultats d'une autre étude sur le plus grand réseau social: Facebook. 

ExactTarget le fournisseur de solutions E-mailing vient de publier les résultats des principales motivations des utilisateurs de Facebook lorsqu'il s'agit de devenir Fan d'une marque. Les principales raisons sont les suivantes:

1- Recevoir des réductions et promotions.

Comme pour Twitter, les utilisateurs de Facebook apprécient énormément les marques qui font des réductions de prix et des promotions. 40% des personnes interrogés l'affirment. Beaucoup de marques procèdent ainsi à ce genre de pratiques pour inciter les personnes à devenir Fans de leurs marques. Pour faire ce genre de campagne il faut souvent installer des applications spécifiques comme EasyPromos.

2- Démontrer son soutien à la marque aux yeux de ses amis.

39% affirment devenir Fans pour démontrer leur soutien à une marque à ses amis. L'acte d'aimer une marque renforce souvent le sentiment d'appartenance d'une personne à un groupe social. Les personnes aiment bien montrer à leurs amis quels produits elles aiment. 
Un facteur important qui devrait inciter les marques à demander à leurs Fans de recommander la page à leurs pairs.

3- Obtenir des cadeaux.

36% affirment vouloir devenir Fans pour obtenir des cadeaux d'une marque (échantillons gratuits et coupons de réductions). Cette proportion d'internautes veulent bien devenir fans si la page propose de temps en temps quelques cadeaux. 
Une application comme Coupons for Fan pages permet de le faire.

4- Etre informé sur les activités de l'entreprise.

34% veulent devenir Fans pour rester informés des activités de la marque. Ils affirment vouloir suivre une marque pour avoir des informations concernant cette marque.

5- Avoir des informations sur les futurs produits.

33% disent devenir Fans uniquement pour avoir des informations sur les futurs produits de la marque. Ils veulent suivre une marque qui les informent sur les futurs produits et les améliorations des produits existants.

L'étude donne d'autres raisons moins importantes que les premières citées ci-dessus. Vous pouvez le voir sur cette image.



Mon Conseil marketing.

Je recommande depuis longtemps de préciser un objectif à votre page Facebook avant de la créer. Cet objectif peut varier en fonction de la nature de son business et des types de consommateurs qu'on cible sur Facebook. Des études comme celle là permettent de connaitre les grandes tendances mais n'apportent pas toutefois une réponse exacte à ce que vous devez faire de votre page. Si vous avez plusieurs cibles par exemple, il est important de savoir d'abord laquelle est présente sur Facebook et quel est le meilleur moyen de s'engager avec cette cible. Cela suppose une analyse préalable des activités de votre cible dans les réseaux sociaux avant de bâtir sa page. 
En créant la page, prévoyez une page d'accueil qui affirme clairement ce qu'un Fan peut attendre de votre page en cliquant sur le bouton J'aime. J'appelle cela "la promesse de votre page". Elle doit être claire et surtout la marque doit s'y coller pour respecter cette promesse de départ.

lundi 23 août 2010

Etude:pourquoi les projets dans les médias sociaux échouent?

Une intéressante étude vient d'être publiée sur les causes de l'échec des projets dans les médias sociaux. Un institut allemand a interrogé 563 marketeurs représentant 52 marques installées dans 12 pays Européens et les résultats méritent d'être observés. 

Parmi les causes les plus citées on note:

- L'absence de stratégie claire des marques dans les médias sociaux.
- Les retards de budgétisation des campagnes.
- Les nombreuses restrictions des départements juridiques des entreprises.
- La surévaluation des ROI dans les médias sociaux.
- La fausse croyance que toutes les campagnes vont devenir virales.
- La mesure des performances dans les médias sociaux comme dans les médias traditionnels.
- L'absence de modération adéquate.
-Une très mauvaise allocation des budgets. 
- La trop grande dépendance sur Facebook.
- L'absence de règles de conduites dans les médias sociaux.
- L'incapacité à gérer un Bad Buzz dans les médias sociaux.
- Le manque de formation des employés en ce qui concerne les médias sociaux.

Voila les conclusions les plus importantes de cette étude. La suite se trouve dans cette présentation powerPoint à lire par tout responsable marketing qui veut mettre un pied dans les médias sociaux.



vendredi 20 août 2010

Retour sur la campagne marketing de la décennie.

J'en avais déjà parlé lors d'un précédent billet, la phénoménale campagne de la marque Old Spice de Procter et Gamble est un cas d'école à enseigner dans toutes les écoles de marketing et communication. Je résume rapidement le challenge de la marque, la campagne déroulée et les résultats de cette extraordinaire campagne.

Le problème marketing.

Old Spice est une marque pionnière de shampooing de bain pour hommes. Un marché qu'il a largement développé aux Etats Unis avant de voir de nouveaux concurrents plus branchés comme Dove, Axe ou Nivea dominés le marché. Le produit n'est plus à la mode et souffre d'un positionnement ringard et vieillot destiné aux has been.

La solution marketing.

La marque décida alors de se bouger et de repenser son marketing. Le dilemme pour ce genre de produit est que les achats sont effectués en majorité par les femmes bien que le produit soit destiné aux hommes. Les marques concurrentes s'adressent presque exclusivement aux femmes. Le défi de la marque était donc de repenser la cible de communication en s'adressant aux femmes mais aussi aux hommes.
C'est là que le génie de l'agence Wieden-Kennedy apparut. Pour changer l'image du produit et impacter son positionnement, ils imaginent un personnage hors du commun, drôle et beau gosse qui représente le shampooing Old Spice. Un tagline parfait est trouvé pour la campagne "Man, your man could smell like", en d'autres termes il s'agit de dire à ces dames que votre homme peut sentir comme cet homme sexy et drôle.
La publicité passe pendant le Superbowl et sa version sur YouTube devient virale. Le ton décalé et drôle de la pub séduit tous les publics et génère beaucoup de conversation sur internet.

Le relais web pour amplifier la campagne.

Face au succès de la campagne, les auteurs imaginent une autre campagne de réponses menée sur internet. Les contributions, commentaires et questions des internautes sont répondus via des vidéos toujours hilarants avec le même acteur. Cette campagne de réponses  est une première dans l'histoire de la publicité et le succès est phénoménal. La campagne interactive est née.

Les chiffres de la campagne.

- En 24h la campagne est vue plus de 5 millions de fois sur YouTube battant ainsi le discours inaugural du président Obama.
- 40 millions de vues en une semaine.
- Augmentation de 2700% du nombre de followers sur Twitter.
- Augmentation de 800% des interactions sur la page Facebook.
- Augmentation de 300% du trafic sur le site officiel de la marque.
- Old Spice devient le canal YouTube le plus vu d'une marque.
- La campagne a générer plus d'un milliard d'impressions tous médias confondu.
- Enfin une augmentation explosive de 107% du chiffre d'affaires sur le mois dernier.

Phénoménal en tout cas, à l'heure ou la publicité devient de moins en moins efficace. Cette campagne démontre toutefois que la créativité reste le moteur des ventes d'un produit. Vous aurez remarqué que le produit n'a fait l'objet d'aucun changement ou amélioration, le seul élément qui a booster les ventes est la communication et le repositionnement de l'image du produit.
Regardez la vidéo qui sert d'étude de cas publiée par l'agence responsable pour mieux comprendre cette campagne.



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